Plus que des Brins d’nature

Un texte de Andrée Pelletier

Paru dans le numéro

Publié le : 12 mars 2026

Dernière mise à jour : 12 mars 2026

 

Spécialisée en vannerie et en culture de l’osier, Arielle Prince-Ferron de Brins d’nature offre des services de land art, de médiation culturelle, ainsi que de nombreux ateliers.

Arielle Prince-Ferron Brins d'nature
Arielle Prince-Ferron. Photo fournie

Je ne vois plus la nature de la même manière. Je me demande : est-ce que ceci pourrait être tressé ? Est-ce que cela pourrait devenir une structure vivante ? Ma visite dans l’oseraie d’Arielle Prince-Ferron m’a ouvert les yeux ; ces plantes qu’on considère à tort comme des mauvaises herbes regorgent de possibilités. L’automne dernier, Arielle m’a reçue dans son dôme de tiges tressées, véritable œuvre de land art. Tout autour, des branches de saules et des tiges d’osier se balançaient dans le vent. Un petit paradis.

L’histoire de la vannière et osiéricultrice remonte à quelques années. Lors d’une visite chez sa sœur, elle apprend à tresser un panier qu’elle ne finira pas, car en ville, les tiges de cornouiller se font plus rares. Mais quelque chose en elle s’est éveillé. Elle termine ses études en environnement et agriculture avant de retourner à la campagne, où elle reconnecte avec la vannerie, qui deviendra sa passion. Ce ne fut pas immédiat, car ses autres passions, les relations humaines et l’enseignement, l’animent déjà. Elle se consacre alors à la création de programmes de connexion avec la nature pour les jeunes et enseigne la communication non violente. 

Arielle Prince-Ferron Brins d'nature
Photo fournie

Ses débuts en vannerie s’avèrent laborieux ; l’osier est rare au Québec, ainsi que ceux qui savent le travailler. Peu à peu, ses connaissances s’élargissent et son oseraie aussi. Il y a maintenant plus de vingt variétés sur sa terre. Pour elle, tresser un panier est une sorte de méditation, d’exercice de pleine conscience. Les brins d’osier ne font pas toujours ce qu’on veut ; il faut les écouter.

Il y a huit ans, Arielle Prince-Ferron lançait son entreprise, Brins d’nature. Spécialisée en vannerie et en culture de l’osier, Brins d’nature offre aujourd’hui des services de land art, de médiation culturelle, ainsi que de nombreux ateliers. Le 14 mars prochain, Valérie donnera un atelier de tressage d’arbre arlequin en pot, à planter dehors l’été venu. En avril, elle donnera un atelier de fabrication de sac à dos, déjà complet (Arielle prend les réservations pour le prochain). Un programme d’immersion en vannerie saisonnière débutant en avril est également offert sur cinq week-ends dans l’année. 

Brins d’nature vend aussi des objets de vannerie et des boutures de saule pour l’aménagement. Cette année, vous pouvez en commander jusqu’au 5 mars. Si vous avez en tête un projet de structure vivante, réservez avant le 1er avril. La visite chez Brins d’nature vaut également le détour. Pour réserver, n’hésitez pas à la contacter sur www.brinsdnature.com.

Andrée Pelletier