Miryam St-Pierre
Un texte de Geneviève Hébert
Paru dans le numéro Printemps/Spring 2026
Publié le : 12 mars 2026
Dernière mise à jour : 12 mars 2026
Miryam St-Pierre crée des tableaux lumineux, des lampes et des abat-jours, la lumière restant sa première inspiration.
Jouer avec la lumière
Au moyen âge, quand les artisans s’apprêtaient à construire une cathédrale, ils plantaient d’abord les chênes afin qu’ils soient à maturité à la fin de la construction. C’est un peu dans cet esprit que travaille Miryam St-Pierre. Ses formes sont organiques, ancrées dans la nature, dans la pérennité. Elle aime s’inspirer des artisans des temps anciens et ramener la beauté, l’aspect sacré de la forme. Son but est d’amener de la douceur dans l’environnement, de créer une expérience par la lumière. C’est ce qui l’anime.
Elle vient d’un milieu où les artistes n’étaient pas valorisés, mais dans son cœur, elle n’avait d’autre choix que d’en être une. Elle a donc fait ses études en arts plastiques. « C’est ce qui me gardait à l’école », dit-elle en riant. Déjà, son projet de fin d’études était un tableau lumineux. Cependant, la vie a pris le dessus. Après la naissance de son fils, elle a dû laisser de côté ses ambitions artistiques pour faire de la construction et de l’aménagement paysager. Dès que son fils a su voler de ses propres ailes, les projets qui trottaient dans sa tête depuis toujours ont pris forme.
En 2017, elle organise une campagne de sociofinancement en vue d’une exposition. Ce sont ses premières explorations dans les formes organiques. Elle s’inspire du corail, de l’écume. Son premier tableau est une ammonite fossile. Elle crée des tableaux lumineux et circulaires, montés sur une base d’aluminium, qui rappellent le mandala ou la rosace principale de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris. Le regard y entre facilement et les multiples détails donnent une profondeur de champ étonnante.
Miryam travaille avec l’argile japonaise qui possède une armature formée par le papier et qui n’a pas besoin de cuisson. Elle y ajoute des morceaux de vitrail qui jouent avec la lumière. C’est un travail de moine : elle perce minutieusement, un à un, une multitude de petits trous afin de laisser passer la lumière.
Elle crée aussi des lampes, la lumière restant sa première inspiration. Ses œuvres sont toujours blanches afin que la dentelle qu’elle crée soit plus apparente. Aussi, pour que les petits faisceaux qui en ressortent viennent toucher l’imagination. Il en ressort un éclairage feutré, une ambiance chaleureuse et conviviale.
De novembre à février, il a fait du bien de voir les tableaux lumineux et les lampes de Miryam dans la vitrine de la boutique Urbaine des Champs à Sutton. Pour voir ses œuvres ce printemps, il vous faudra visiter son atelier Krysalide. Vous pouvez communiquer avec elle au 450 204-1061 ou par l’entremise de sa page FB ou de son compte Instagram AtelierKrysalide.
Andrée Pelletier


