Au Naturel: les nouveaux proprios 

Un texte de Geneviève Hébert

Paru dans le numéro

Un couple avec de jeunes enfants, Anthony Pietroniro et Caroline Mudgett, tous deux originaires de la région de Sutton, reprennent la boutique Au Naturel.

Au Naturel
Les nouveaux visages d’Au Naturel : Caroline Mudgett, Anthony Pietroniro, leurs filles Clara et Nora, et Marie Hutton, la mère d’Anthony, qui travaillera à la boutique.

Dans la dernière édition, Daniel Laguitton soulignait les 50 ans du magasin Au Naturel à Sutton avec un résumé de son histoire. Il ouvrait aussi une fenêtre sur l’avenir, Nicole et lui étant prêts à passer le flambeau. Daniel écrivait : « quel bonheur ce serait de pouvoir confier l’avenir du magasin à une équipe animée par des valeurs semblables à celles que nous avons privilégié pendant toutes ces années ». Ses mots ont trouvé écho auprès d’un couple avec de jeunes enfants, Anthony Pietroniro et Caroline Mudgett, tous deux originaires de la région de Sutton.  

Un retour aux sources

S’étant rencontré deux portes plus loin, lors de leur premier emploi au Cafetier, le couple n’aurait pas pu trouver paysage plus familier. De plus, en termes d’entreprise, Anthony ne fait que réduire les effectifs, puisqu’il vient de vendre le magasin d’aliments naturels repris récemment de son père à Notre-Dame-de-Grâce. Le couple rêvait de revenir à une vie plus simple, à la campagne. 

De la synchronicité

Anthony a grandi sur une ferme maraîchère avec ses parents à Dunham. Comble de la synchronicité, son père, Antonio Pietroniro, fournissait en sirop d’érable et en légumes le magasin Au Naturel il y a près de 25 ans. Lors de l’entrevue, Daniel Laguitton a même appris qu’Antonio et sa femme avaient songé à acheter le magasin en même temps que lui et Nicole il y a 30 ans. Présent lors de l’entrevue, le père, Antonio, a alors ajouté tout sourire : « il aura fallu attendre une génération pour que le destin soit aligné pour nous ! »

Des valeurs bien ancrées

À la base, comme son père avant lui, Anthony a envie d’aider les gens à trouver le bien-être à l’aide de l’alimentation. « Lorsque les gens viennent au magasin, je les dirige davantage vers le comptoir de légumes que vers les suppléments, » lance-t-il. Le père d’Anthony précise alors : « Il faut travailler sur son alimentation et son style de vie. Quand quelqu’un vit mal, on ne peut compenser avec des suppléments. Ce ne sont pas des remèdes. Ils sont des suppléments à une bonne hygiène de vie. »

Lorsque je note qu’il est rare de nos jours de voir des jeunes marcher dans les pas de leurs parents, Anthony répond : « Je suis chanceux ; je peux appeler mon père n’importe quand. Et je sais qu’il peut m’aider. Je poursuis une certaine tradition. Je crois que le fait de rester près de ses racines permet à l’arbre de grandir plus… ».  

Un sentiment de travail accompli

Le couple compte conserver l’essence du commerce, en ajoutant possiblement du prêt-à-manger. Quelques rénovations sont dans les plans, notamment pour optimiser l’espace. Lors de mon passage, Daniel semblait comblé : « Les gens savent que ça va continuer et ils sont contents. » 

Que fera Daniel une fois la transition faite ? « Tout ce que je ne peux plus faire depuis six mois alors que je ne m’occupe que du magasin, » répond-il. « Je vais continuer à écrire, à animer à la radio. Je crois que je vais plus manquer de temps que de choses à faire… »

La communauté leur a d’ailleurs témoigné leur amour et leur gratitude en chansons et en messages de toutes sortes le 6 mai dernier. Aux noms de tous les clients, je réitère ici les remerciements à Nicole et Daniel. Pour toutes ses années d’accueil chaleureux et de conseils santé! On leur souhaite une belle retraite !

Geneviève Hébert