Une journée à la Coop des Jardins du pied de céleri

Un texte de Anne-Sophie Tardif

Paru dans le numéro

Publié le : 18 août 2018

Dernière mise à jour : 1 novembre 2020

 

J’arrive à la ferme. L’herbe est mouillée, le temps encore frais et les alentours paisibles. Fénix ajuste un outil sur un tracteur, Benoit finalise la liste des récoltes, Rachel jette un coup d’œil dans la serre et j’observe la liste des tâches à faire au champ. Les autres membres de l’équipe arrivent un à un…

Coop Jardins Pied de céleri

De gauche à droite: Anne-Sophie Tardif, Mathieu Roy, Mathieu Lavallée, Rachel Dionne-Raymond, Fénix Jetté, Camille Roy-Béliveau, Cathetine Dallaire, Joémie Desroches, Benoit McConnel-Legault, Anahi.
Photo Louis Béland 2018

J’arrive à la ferme. L’herbe est mouillée, le temps encore frais et les alentours paisibles. Fénix ajuste un outil sur un tracteur, Benoit finalise la liste des récoltes, Rachel jette un coup d’œil dans la serre et j’observe la liste des tâches à faire au champ. Les autres membres de l’équipe arrivent un à un et se rassemblent dans le dôme. Ça placote et ça rigole tout en s’étirant. Difficile d’imaginer à ce moment toute l’activité qui animera bientôt la ferme. Difficile de visualiser tous les légumes qui empliront bientôt la chambre froide, les centaines de petits plants qui seront mis en terre, les cultures qui s’embelliront par nos bons soins ou les infrastructures qui prendront forme. Pourtant, c’est bien ce qui arrive, jour après jour.

Le signal de départ est lancé. Chacun part dans sa direction, muni de caisses de récolte et d’outils. Sitôt récoltés les légumes font leur chemin jusqu’au dôme, où ils sont conditionnés par des mains habiles et selon un rigoureux système d’organisation. S’en suit la valse des travaux au champ : préparation de sol, transplantation du huitième semis de laitue, tuteurage des tomates, binage des carottes, semis d’engrais vert, alouette ! Pendant ce temps, les commandes pour les restos sont préparées dans le frigo, Mathieu va à la rencontre de nos abonnés aux paniers bio et Rachel remplit notre kiosque à la ferme des plus beaux légumes qui soient. De temps en temps, je lève la tête pour observer un oiseau qui passe par là, contempler les feuilles de betteraves qui ballottent au vent, voir le bleu du ciel et attraper un peu de la poésie qui nous entoure.

À la fin de la journée, comme chaque jour, j’aimerais avoir un peu plus de temps pour terminer juste une dernière tâche ! Mais surtout, je suis épatée par le travail accompli, épatée par l’habileté, l’endurance et l’ingéniosité de mes coéquipiers. Le calme est revenu à la ferme et avec un peu de recul, je constate le chemin parcouru depuis la création de la Coop en 2013 : amélioration de nos pratiques, création d’un super kiosque libre-service à la ferme, diversification de notre offre, aménagement d’infrastructures, développement d’une impressionnante dynamique d’équipe. Bien que très fière, je suis remplie de reconnaissance envers ceux qui nous ont soutenus en cours de route et je m’estime choyée de jouer un rôle dans cette étonnante organisation qui s’enracine doucement dans notre communauté. Je sais qu’il reste tant à faire pour concrétiser nos 1001 idées farfelues, mais je nous sais aussi travaillants, passionnés, bien entourés et disons-le, un peu fous. C’est donc fatiguée, certes, mais aussi nourrie et confiante que je termine cette autre journée à la ferme.

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