Lâcher prise, un pas à la fois
Un texte de Nathalie Rivard
Paru dans le numéro Printemps/Spring 2026
Publié le : 11 mars 2026
Dernière mise à jour : 11 mars 2026
Avec That Does Not Belong To Me, Jaime Moar souhaitait mettre des mots sur le poids que l'on porte, mais qui ne nous appartient pas toujours.
Lorsque Jaime Moar a commencé à écrire That Does Not Belong to Me (Ce qui ne m’appartient pas), elle ne cherchait ni une transformation radicale ni une nouvelle méthode de développement personnel. Elle souhaitait plutôt mettre des mots sur le poids des attentes, des émotions et des responsabilités que l’on porte sans toujours réaliser qu’elles ne nous appartiennent pas.
Le parcours de Jaime vers ce livre s’est construit progressivement. Elle avait d’abord envisagé une carrière en enseignement primaire, inspirée par sa mère, avant de comprendre que cette voie ne lui convenait pas. « Je me suis rendu compte après quelques sessions que ce n’était pas la voie que je voulais suivre », explique-t-elle. Elle s’est alors tournée vers le travail auprès de personnes ayant des besoins particuliers. La découverte d’une formation en yoga destinée aux enfants ayant des besoins spéciaux a marqué un tournant.
Cet enthousiasme l’a menée à enseigner le yoga pendant plus de dix ans dans des écoles et des milieux communautaires. Avec le temps, Jaime a développé une vie professionnelle ancrée dans le bien-être et la communauté. Elle est aujourd’hui copropriétaire de The Well, un studio de yoga et de bien-être à Knowlton, ainsi que copropriétaire de Marina Knowlton, une marina combinée à un restaurant saisonnier situé sur le bord du lac Brome.
C’est au fil de ce parcours que le Human Design est entré dans sa vie. « Quand quelque chose ne t’allume plus, change de direction », se rappelle-t-elle. Cette phrase a agi comme un signal. Le Human Design est donc le fil conducteur du livre.
L’idée derrière That Does Not Belong to Me est née de cette prise de conscience. Jaime a observé à quel point il est facile d’absorber les émotions et les attentes des autres. « On peut se sentir excité simplement parce que l’autre personne l’est », explique-t-elle. Cette réflexion est devenue essentielle lors d’une période marquée par d’importants défis de santé. « Je ne pouvais pas porter aussi la douleur de toutes les personnes que j’aime », confie-t-elle.
Ces expériences ont façonné le ton du livre. Jaime tenait à éviter un récit centré sur la maladie ou un manuel prescriptif. Elle privilégie plutôt de petits ajustements concrets. « Quand j’essaie de faire de grands changements drastiques, ça ne tient pas », dit-elle.
L’écriture du livre s’est étalée sur près de trois ans. « Je me suis lancée sans plan précis », admet-elle. « Si on cherche la perfection, le livre ne verra jamais le jour. »
Au final, Jaime espère que les lecteurs refermeront le livre en se sentant plus légers. « J’aimerais que ça rappelle aux gens qu’ils méritent plus. Pas plus de choses, mais plus de ce qui leur apporte de la joie. »
Publié en autoédition, That Does Not Belong to Me est offert chez Brome Lake Books, à Knowlton, ainsi que sur Amazon.
Nathalie Rivard
