L’audacieux Sutton Comédie Club

Un texte de Julie Turgeon

Paru dans le numéro

Publié le : 27 février 2019

Dernière mise à jour : 2 novembre 2020

 

  Le Sutton Comédie Club qui revenait pour une troisième édition le 26 janvier dernier, en faisant quasi salle comble dans l’espace culturel Alec et Gérard Pelletier, est vraisemblablement en passe de devenir une tradition mensuelle, au village. Tour d’horizon de ce cabaret d’humour cochant toutes les cases de la parfaite soirée où on se…

 

Humour

Guillaume Lacelle en spectacle. Photo Tristan Corbeil-Lapointe

Le Sutton Comédie Club qui revenait pour une troisième édition le 26 janvier dernier, en faisant quasi salle comble dans l’espace culturel Alec et Gérard Pelletier, est vraisemblablement en passe de devenir une tradition mensuelle, au village. Tour d’horizon de ce cabaret d’humour cochant toutes les cases de la parfaite soirée où on se fait surprendre et où on découvre de nouveaux talents !

À Montréal, ces types de soirées d’humour, faisant place au rodage humoristique, sont devenus légion ces dernières années. Comme au Bordel Comédie Club, situé dans le Quartier Latin, que de vieux routiers de l’humour tels que Laurent Paquin et Louis-José Houde notamment, ont fondé en avril 2015.

« Mon but, avec cette formule d’humour, c’est de faire découvrir toute une variété d’humoristes aux gens de Sutton », explique d’emblée l’instigateur du projet, Guillaume Lacelle, 32 ans, un finissant de la dernière cohorte de l’École nationale de l’humour, qui conçoit, produit et anime le Sutton Comédie Club.

Ce Lavallois d’origine, mais aussi Suttonnais à mi-temps, avec son chalet de montagne qu’il a depuis six ans, a découvert un peu par hasard, par l’entremise d’un ami, la salle de spectacle Alec et Gérard Pelletier alors qu’il cherchait un endroit où lancer une soirée d’humour. « Je suis allé les voir, ça a cliqué… et ça devient de plus en plus populaire depuis la première édition du 13 octobre dernier », indique celui qui vient de passer d’une carrière d’ingénieur à humoriste.

« Oui, ou… humoriste en devenir. Car c’est sûr que c’est de gros souliers à porter [que de se dire humoriste], » précise le père de famille d’un bambin de 14 mois, et qui, en même temps de faire de la scène, a aussi un pied dans le domaine de la production au sein d’une agence de marketing de contenu, à Longueuil, depuis l’automne dernier.

Le sens de la formule

 

Éventuellement, « l’objectif, c’est que ça devienne mensuel. Avec une formule claire. Soit le premier ou le dernier samedi du mois par exemple », laisse savoir le producteur. Le programme de ces soirées se décline en trois ou quatre humoristes de la relève, suivi d’une tête d’affiche comme clou du spectacle. En l’occurrence, Didier Lambert pour le 26 janvier dernier. Ce dernier, qui à 40 ans entame une tournée de rodage de son premier one man show depuis 2019, aura effectivement démontré à Sutton qu’« aucun sujet n’est à son épreuve », comme l’indique sa description.

« On est un peu plus audacieux dans notre programmation, » expliquait un peu avant la représentation, Carole Martineau, gérante et responsable du contenu à l’affiche à la salle culturelle. Pour ceux qui en douteraient encore… le Sutton Comédie Club récidivera le 2 mars prochain, avec comme tête d’affiche Maude Landry, sacrée découverte de l’année au dernier Gala Les Olivier, ainsi que le 20 avril, le 18 mai, et le 15 juin. À noter qu’un rabais s’applique sur les billets achetés au moins une semaine à l’avance.