La petite route des bières, dernier chapitre

 

[ÉTÉ 2017]

Par Jasen Gaouette

 

Yeah! L’été est arrivé ! Enfilez vos Havaianas, tartinez-vous de 40 et affichez votre plus beau sourire, car voici 3 bières de la région qui goûtent le soleil !

 

 

Auberge Sutton Brouërie

Sarah : Le menu indique « bière blonde à l’abricot et au fruit de la passion » ; je suis conquis ! Tirant 4,2 % d’alcool par volume, la Sarah est la candidate idéale pour un après-midi sur la magnifique terrasse de cette auberge brassicole. D’apparence trouble, ce jus de fruits tropicaux aux levures sauvages (mais bien domptées) accompagne à merveille l’ensemble des délicates ondes électromagnétiques émises par l’astre du jour. Le produit a une belle acidité rappelant les agrumes verts et peu d’amertume. Les saveurs d’ananas, de fruit de la passion et de fruits à noyau agrémentent la douce finale sèche. Comme notre saison estivale, elle n’est pas offerte à l’année, donc si vous l’apercevez sur l’ardoise, garrochez-vous sans modération !

 

 

 

Brasserie Dunham

Oro Zuur, batch 3 : 3e version du même nom, la Oro Zuur est un assemblage de bières sures affiné en barriques de chêne et rehaussé d’un houblonnage à cru (dry hopping) avec du Mosaic. Comme les autres produits d’assemblage de la brasserie, la Oro Zuur est un exemple de complexité et de fraîcheur. De son voile orangé émanent des odeurs de pêche et de mandarine dont se dégagent certaines notes sapinées. En bouche, on retrouve les flaveurs annoncées par le nez, mais l’acidité lactique agrémentée d’une délicate astringence laisse nos papilles danser le temps d’une samba. La finale, coupée au scalpel, est sèche et laisse les tannins des tonneaux vous sustenter jusqu’à la prochaine gorgée. Les amateurs de vins seront conquis autant que les aficionados de la microbrasserie. Un autre sérieux coup de circuit de la plusse meilleure brasserie au Canada, selon le site de cotation Ratebeer. On a un joyau dans la région ! Chérissons-le !

 

 

 

 

À L’Abordage

Paradis Perdu : Première d’une série, la Paradis Perdu est une double IPA rehaussée au houblon bien aromatique. J’ai pu goûter à ses premiers jours d’existence et c’était vert à souhait ! Malgré les 8 % d’alcool, elle ne laisse présager aucun sucre résiduel et offre un corps assez mince. On peut dire que c’est une bière pour sustenter les amateurs de lupuline. Les IPA (India Pale Ale), IIPA (Imperial India Pale Ale), DIPA (Double India Pale Ale), NEIPA (New England India Pale Ale) et multiples déclinaisons du style sont monnaie courante dans l’univers microbrassicole. On a affaire à un digne porte-étendard du style et j’ai pleinement confiance pour les prochaines versions. Malgré le fait qu’elle ne soit offerte qu’à la brasserie, j’apprécie beaucoup qu’ils aient eu recours à Cécile Gariepy, une artiste montréalaise, pour mettre une image sur le produit. Le domaine des arts et la bière ont toujours été en étroite relation… pis j’aime ben ça !

 

 

Pour finir, ce fut un ÉNORME plaisir de vivre ce périple brassicole dans la belle région. Merci à Geneviève Hébert pour la confiance et la patience (je fais beaucoup de fautes pis je ne suis pas super assidu) et toutes les brancheux de pompe pis les laveux de cuve pour votre accueil !

 

On se rejase autour d’une bonne bière ?

 

Jasen Gaouette décrit 3 bières de Sutton et Dunham au goût de soleil

Si vous aimez, svp partager! If you like this, then please share!