La baignade en nature

Un texte de Organisme du bassin versant de baie Missisquoi

Paru dans le numéro

Publié le : 16 août 2023

Dernière mise à jour : 17 août 2023

 

Quelques conseils santé de l'OBVBM afin de mieux utiliser nos précieux point d'eau durant l'automne et l'été.

L’automne est encore propice à la baignade dans nos lacs et rivières. Afin de bien en profiter, l’Organisme de bassin versant de la baie Missisquoi (OBVBM) vous offre de précieux conseils pour votre santé. 

eau
Présence d’algues bleu-vert. Photo : OBVBM

Les activités de contact avec l’eau direct ou indirect (baignade, kayak, etc.) ne sont pas recommandées si l’eau semble affectée par des cyanobactéries (algues bleu-vert), après des périodes de forte pluie, (la probabilité d’une contamination en E. coli est alors augmentée) ou si l’eau n’est pas limpide.

Pour connaître la qualité de l’eau de baignade de certaines plages, consultez l’onglet Qualité de l’eau récréative et santé publique sur le site de l’OBVBM. Il est également possible de contacter les municipalités pour connaître l’état de leurs plages.

Notez qu’il est important de signaler la détection visuelle de fleurs d’eau de cyanobactéries en allant sur le site du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCCFP). Cela permet de récolter des données afin de documenter l’état de santé de nos lacs.

La population est invitée à respecter les recommandations générales sur le Portail santé mieux-être du gouvernement du Québec

Agents de sensibilisation 

L’OBVBM effectue sa septième campagne de sensibilisation sur les espèces exotiques envahissantes (EEE). Cette année, jusqu’au 30 août 2023, nos agents de sensibilisation informent les usagers des rampes de mise à l’eau de la baie Missisquoi et des lacs de la région. 

Ils les sensibilisent à la problématique des EEE, leur expliquent comment prévenir leur propagation, inspectent leurs embarcations afin de récolter des données et leur communiquent les bonnes pratiques pour la santé des lacs (vitesse, cyanobactéries, etc.). Cela permettra de localiser, d’identifier et de retirer les EEE qui restent accrochées aux embarcations pour ainsi prévenir leur propagation dans la baie Missisquoi et ailleurs. 

Si vous désirez en savoir plus sur les EEE, consultez notre site. Les espèces exotiques envahissantes constituent un des principaux enjeux liés à la préservation de notre environnement. Leur propagation peut non seulement constituer une menace pour la biodiversité indigène, mais aussi pour les activités récréotouristiques telles que la pêche, la baignade ou la navigation. 

Le manque d’eau

Depuis quelques années, la période estivale rime avec un manque d’eau pour plusieurs. Force est de constater que nous manquons d’informations sur les réserves d’eau potable des nappes phréatiques. Il est certain que les changements climatiques accentuent cette situation. 

Afin de documenter le phénomène, l’OBVBM vous invite à partager vos informations relatives à la problématique de manque d’eau (période, année, durée, localisation, etc.) à info@obvbm.org. Merci !

Les milieux humides : joyaux à protéger 

Les activités organisées par les 40 organismes de bassin versant du Québec pour le mois de l’eau (juin) ont fait ressortir l’importance de protéger les milieux humides.

Premier constat, les milieux humides sont particulièrement diversifiés : tourbières, aulnaies, frênaies, marais, étangs, milieux humides de bord de lacs, etc. Selon la nature du milieu humide, ces lieux maximisent différents types de biodiversité (plantes, oiseaux, poissons, zooplancton, insectes, etc.). 40 % de toutes les espèces végétales et animales de la planète vivent ou se reproduisent dans ces milieux. Ils abritent plusieurs espèces floristiques très rares, des centaines d’espèces d’oiseaux nicheurs et plusieurs espèces d’amphibiens-reptiles à statut précaire, menacés ou vulnérables.

Les milieux humides offrent plusieurs services écologiques. Ils régulent le débit des eaux en période d’inondation ou de sécheresse et luttent contre les changements climatiques, notamment en stockant du carbone. Par exemple, les tourbières stockent à elles seules deux fois plus de carbone que les forêts alors qu’elles ne couvrent que 3 % de la surface terrestre (30 % pour les forêts). Aussi, ils assurent un contrôle de l’érosion surtout en bord de lac.

Les milieux humides protègent la vie. En prendre soin, c’est protéger notre avenir et celui de la vie sur terre.

Anne Marie Comparot, OBVBM