Le promeneur de chèvre

Un texte de Nathalie Rivard

Paru dans le numéro

L’inspiration pour "Le promeneur de chèvres" vient en partie de l’histoire vraie de l'agent littéraire de Francine Ruel, Patrick Leimgruber, qui offre depuis des balades bucoliques avec ses chèvres dans les prés autour de sa ferme de Sutton.

Francine Ruel

Francine Ruel vient de publier un tout nouveau roman chez Libre Expression, Le promeneur de chèvres. L’inspiration pour ce livre vient en partie de l’histoire vraie de son agent littéraire Patrick Leimgruber qui offre depuis deux étés des balades bucoliques avec ses chèvres dans les prés autour de sa ferme de Sutton « La chèvrerie du domaine Alderbrooke ». Cette activité a d’ailleurs fait l’objet d’un article de Geneviève Hébert dans Le Tour l’an dernier.

Balade au cœur de l’amour, de l’amitié et de la passation des savoirs

Ce point de départ est un peu le fil conducteur de ce livre. Celui-ci raconte la relation entre un grand-père, Henri, et son petit fils « Gillou » qui se retrouvent à vivre ensemble sur une ferme des Cantons-de-l’Est en pleine pandémie. Le retour à la terre n’est pas l’idée que se fait Gillou du bonheur, car il se croit vraiment urbain.

À travers l’histoire, on voit des changements s’opérer tant au niveau de leur relation, que de celle de Gillou avec ses amis de la ville. C’est un livre plein d’humanité et de poésie qui parle de l’importance de la passation des savoirs, de l’amour qui fait son chemin dans nos cœurs et de citadins qui redécouvrent que la vie à la campagne ne rime pas nécessairement avec monotonie. On découvre aussi que les plus beaux voyages n’ont pas besoin de se faire à l’autre bout du monde, mais à l’intérieur de nous-mêmes. Ça tombe bien, car on peut moins voyager en ce moment.

Un livre inspiré de personnages de la région

L’auteure fait aussi un beau clin d’œil à Patrick et à Lisa sa conjointe qui ont aidé une de leurs chèvres à mettre bas au printemps (et pas juste dans le livre), à ses chèvres dans leurs propres rôles, au pharmacien et au médecin de famille qui existent vraiment dans le village de Lac-Brome, lieu de résidence de l’auteure. Ce livre qui se lit d’un trait fait du bien à l’âme dans une période où on a tous besoin d’un peu de douceur. Si on doit retenir une chose de notre lecture, c’est de déterminer quel savoir nous allons transmettre aux autres générations. On ne deviendra peut-être pas tous des promeneurs de chèvres, mais chacun d’entre nous peut trouver une passion ou des connaissances qui méritent d’être partagées. 

Francine Ruel sera au Petit salon du livre de Sutton. Soyez à l’affût pour sa soirée dédicaces à www.ecoleartsutton.ca.

Nathalie Rivard